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Nadar (ou Félix Tournachon pour l’état-civil : 1820-1910) est sans doute pour le grand public l’homme d’une seule activité : la photographie. Voilà qui s’appelle oublier ou bien méconnaître l’énergie de l’énergumène. Nadar est en effet l’être aux multiples passions : médecine, journalisme, illustration, caricature, photographie, navigation aérienne et littérature. Autrement dit, Nadar est l’homme de son siècle, d’une époque qui se dit et se veut celle du progrés, entendu du point de vue de la technique et de l’invention. Il s’agit d’aller de l’avant, d’expérimenter. Les maîtres mots ? Conquête, entrain. Nadar est de ce mouvement, fondamentalement. C’est pour quoi Nadar sera tour à tour journaliste, hommes de lettres, caricaturiste, photographe, aérostier. Entre autres, oserait-on ajouter. Et quels que soient les moyens mis en oeuvre, ils sont tous au service d’un projet : la constitution d’une belle et grande époque. Toutefois, parmi tous ces aspects, le plus occulté est sans doute celui du Nadar homme de lettres, alors que la vie l’avait prédestiné très certainement à la petite affaire, quand on sait que son père tenait commerce de librairie. Et comment oublier également tous ces écrivains dont les portraits photographiques parsèment la colossale collection de clichés réalisés par Nadar ? À cet égard encore, il n’est pas non plus dénué d’intérêt de relever quelques-uns des dédicataires des textes de Nadar : Charles Baudelaire, Élisée Reclus, Alexandre Dumas, Gérard de Nerval ou Victor Hugo, pour ne citer que ces cinq-là. Oui, Nadar est au coeur de la littérature de son siècle et n’aura pas, jamais, lui-même, cessé d’écrire, fictions comme essais. Tous ces textes rédigés au fil des années et livrés aux revues et gazettes se verront régulièrement rassemblés pour devenir la matière de volumes, comme L’Hôtellerie des coquecigrues, Le miroir aux alouettes ou Sous l’incendie. Et surtout, en 1877, ces Histoires buissonnières, cet ensemble étonnant de proses courtes, délicates et profondes, que Mallarmé considérait alors comme faisant partie des plus beaux poèmes en prose depuis Baudelaire.