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C'est en 1964, que Norbert Lelubre, nous donna à lire ses « Deux ballades ». Nous sommes nombreux, depuis, à murmurer sans cesse, comme la houle qui la porte, la « grande ballade le longs de la mer ». Un vent ivre nous revenait du large, et nous tenait en partance. D'une manière ou d'une autre, nous avons levé l'ancre, et nous devons - à Norbert Lelubre - le noroît, qui gonfle les voiles de nos navires au cap affolé. Partez ! Partez puisque la mer est libre et se donne, partez puisqu'il fait jour, partez puisqu'il faut vivre les meneurs d'horizon, les marins de la terre, les haleurs, les sonneurs d'un isthme ensoleillé, tous les gars du voyage, roturiers d'aventure, les soldats sans souliers de la franche équipée, partez sur des chansons et sur des matins de haut bord, allez jeter le lest, allez rallumer des feux dans les nuages... Depuis que nous connaissons ce « commis-voyageur en poésie » — comme l'appelle affectueusement Claude Serreau — nous ne nous sommes plus quittés, ni en poésie, ni en amitié. Nous avons vu nos êtres chers naître ou mourir, nous avons ensemble vidé des verres de Muscadet avec nos amis de « Traces », et ri sérieusement de poésie, de musique, de peinture, de politique. D'amour ? Curieusement non. Sans doute parce que nous nous contentions d'écouter battre le poème, et que la muse visible n'était jamais bien loin. Extrait de la préface d'Alain Lebeau.