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Pourquoi toute l’histoire de l’écologie est-elle marquée par de fortes mobilisations et des succès suivis de déceptions et de reculs brutaux ? Comme si, de toutes les grandes idéologies du XXe siècle, elle était la seule à être incapable de prendre le pouvoir, même dans un XXIe siècle qui semble lui donner raison. Plutôt que de retracer une histoire des idées ou des courants écologiques – au risque d’une énumération décourageante –, Grégory Quenet propose ici de saisir les fondements de la pensée écologique. Partant, il donne à voir les ambivalences et les paradoxes qui animent cette dernière. On découvre alors que l’écologie se distingue moins par son objet que par une tension, une dynamique. L’écologie est la seule idéologie à ne pas avoir fondé de projet de réalisation dans l’histoire, préférant un modèle spatial – le paradis perdu – à protéger, à réinstituer. Ainsi cerne-t-on au plus près ce qui l’empêche de progresser dans le temps, ce qui en elle doit être refondé.