Le développement des Technologies de l'information et de la
communication (TIC) s'accompagne de véritables bouleversements
économiques. À preuve les débats sur l'émergence selon les cas
d'une «nouvelle économie», d'une «économie numérique», d'une
«économie de l'information et de la communication», voire d'une
«économie de la connaissance». La «communication» est-elle un
secteur économique parmi d'autres ? Conduit-elle à l'émergence de
nouveaux modèles de croissance ?
Les nouvelles formes de communication transforment la vie
économique dans les entreprises et imposent de repenser les modes
de régulation publique. La publicité, le marketing, l'intelligence économique
sont autant de formes renouvelées d'ajustement entre l'offre et
la demande. Par ailleurs, l'activité économique ne peut plus se faire
sans s'expliquer, sans s'accompagner d'interventions dans les médias
qui la déforment, la transforment, ou finalement la «font exister».
Paradoxalement, face à ces réalités nouvelles, où l'univers de la
communication et celui de l'économie s'interpénètrent de plus en plus,
le dialogue entre sciences économiques et sciences de l'information
et de la communication (SIC) est limité. La communication, étudiée
comme secteur d'activité n'est pas encore l'objet d'un corpus théorique
reconnu pour les économistes. Les SIC, quant à elles, s'inspirent
d'une longue tradition d'étude de l'économie politique de la communication,
mais les liens avec les travaux économiques récents sont
encore faibles. Pourtant l'information et la communication sont des
facteurs essentiels de la connaissance.
Pointer le paradoxe, c'est déjà contribuer à favoriser un dialogue
interdisciplinaire. La question d'Internet, la place de la propriété intellectuelle
ou encore le poids des réseaux dans les économies immatérielles
sont parmi les thèmes d'actualité pour lesquels ce type de dialogue
est particulièrement fécond. C'est l'objet de ce numéro.
We publiceren alleen reviews die voldoen aan de voorwaarden voor reviews. Bekijk onze voorwaarden voor reviews.