Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Bedankt voor het vertrouwen het afgelopen jaar! Om jou te bedanken bieden we GRATIS verzending (in België) aan op alles gedurende de hele maand januari.
Afhalen na 1 uur in een winkel met voorraad
In januari gratis thuislevering in België
Ruim aanbod met 7 miljoen producten
Bedankt voor het vertrouwen het afgelopen jaar! Om jou te bedanken bieden we GRATIS verzending (in België) aan op alles gedurende de hele maand januari.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
In januari gratis thuislevering in België (via bpost)
Gratis levering in je Standaard Boekhandel
Omschrijving
Thibaudet distingue trois critiques littéraires. L’aînée est celle qui se fait en bavardant ou en cancanant. Elle s’applique aux livres du jour. Elle passe, elle vient, elle revient dans les articles des journalistes qui tendent l’oreille, captent les ondes les plus courtes, rappellent les confrères, les amis d’hier ou l’ami de demain. La seconde appartient aux professeurs. Elle leur est réservée. Elle est faite par des lecteurs qui parlent des livres qu’ils ont relus. Elle entre dans des cours méthodiques où les érudits retrouvent, par génération entière, des lecteurs qui se disputent des lectures croisées. La troisième est demeurée l’affaire, depuis deux siècles, des écrivains qui ne se contentent pas de commenter leurs livres et de les rendre plus vastes, plus complexes, plus vrais, mais qui cherchent ce qui reste illisible en eux ou ce qui a multiplié, puis maintenu des remparts, des impasses, des lacunes, des achoppements silencieux, des incertitudes de langage, ou des difficultés de style, de ton, de voix, de sens, de mode, de forme, de genre, et du reste.
Un matin, Valéry a cru qu’il lisait dans son cahier quatre fins de vers césurés, un poème qui naissait. Il s’est demandé d’où lui étaient venus les mots qu’il avait découverts et qu’il n’attendait pas. Mais il n’a pas laissé à ce qui le surprenait sans l’émouvoir une place plus sûre, un temps pour se retrouver ailleurs, pour oublier cette détection, pour imaginer d’autres germes et d’autres amorces. Sous les yeux des lecteurs du Cimetière marin, ce qui est à retenir, ce n’est pas la trouvaille étonnante, mais plutôt ce que le poète, après quelques relectures, a décidé d’en faire. On se souvient de l’explication donnée à tous ceux qui tournaient autour de l’auteur qui désirait humer sa « future fumée ». Valéry note posément : « Si donc l’on m’interroge ; si l’on s’inquiète (comme il arrive, et parfois assez vivement) de ce que j’ai ‘ voulu dire ’ dans tel poème, je réponds que je n’ai pas voulu dire, mais voulu faire, et que ce fut l’intention de faire qui a voulu ce que j’ai dit. »