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Peu de cinéastes ont été aussi acclamés qu'Howard Hawks. On a célébré sur tous les tons ses westerns fabuleux («Rio Bravo, La Rivière Rouge»), ce chef-d'oeuvre du film de gangsters qu'est «Scarface», ses deux films noirs mythiques («Le Grand Sommeil», «Le Port de l'angoisse») et ses comédies étourdissantes comme «L'Impossible Monsieur Bébé». Grâce à lui, Lauren Bacall et Rita Hayworth sont devenues des stars. Son oeuvre a inspiré les cinéastes du monde entier, de Jean-Luc Godard à Bernardo Bertolucci, de Martin Scorsese à Brian De Palma. Lorsqu'on lui demande comment il passera les quinze dernières minutes de sa vie, Quentin Tarantino déclare que ce sera en regardant «Rio Bravo», ajoutant : "Quand je deviens sérieux avec une fille, je lui montre «Rio Bravo» et elle a intérêt à l'aimer !"
Parce que Hawks fut l'un des cinéastes les plus interviewés et qu'il a longuement commenté ses films, on croyait tout connaître de lui. Erreur. Cette biographie prodigieusement documentée montre que cette oeuvre et cette vie recelaient bien des secrets. Le regard admiratif, chaleureux mais lucide de Todd McCarthy détruit de nombreuses légendes, rétablit une vérité souvent malmenée. On découvre dans ce livre qui fera date que les récits de Hawks — dans lesquels il était au centre de tout, voyait toujours juste, donnait de judicieux conseils à Humphrey Bogart, John Wayne
et Josef von Sternberg, remettait à leur place Jack Warner, Harry Cohn et Darryl Zanuck — n'étaient que le fantasmatique et extravagant reflet de l'imagination qui nourrissait ses films.
La réalité se révèle autrement complexe : Hawks est le genre d'homme pour qui le mot énigme semble avoir été inventé. Ainsi, le livre fourmille de révélations sur le mystère de la double version de «La Rivière Rouge» ou sur l'acharnement des censeurs contre «Scarface». On apprend de manière irréfutable qui écrivit et tourna vraiment «La Chose d'un autre monde». On découvre enfin quelle part prit William Faulkner dans l'élaboration des scénarios qu'il écrivit pour Hawks.
Howard Hawks fut le premier à produire ses propres films et à marquer vigoureusement son indépendance face aux studios. Associé d'Howard Hughes et ami d'Ernest Hemingway, il fut aussi le cofondateur du "gang des motards hollywoodiens", un joueur invétéré poursuivi par les bookmakers, un gentleman, un séducteur... et un fieffé menteur ! Robert Capa disait à son sujet : "Il y a deux sortes de mythomanes : ceux qui le sont parce qu'ils n'ont jamais rien fait de leur vie et ceux qui en ont tellement fait qu'ils restent perpétuellement insatisfaits. Lui est
le prototype de la seconde catégorie." Mais quand, vers la fin, Hawks déclara : "J'ai eu une vie formidable", pour une fois, il n'exagérait pas.