Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Ce travail retrace la manière dont une photographe, après près de vingt ans à documenter l’intimité domestique de familles modestes, ressent la nécessité de sortir du huis clos des logements pour réinventer son langage photographique à l’extérieur. Une résidence à la Villa Médicis en 2019 lui permet d’expérimenter une pratique plus libre, instinctive et sans but prédéfini, comme un reset après des années de dispositifs très cadrés. De retour en France, elle opère une transition par étapes : des intérieurs HLM aux aires d’autoroute, où elle photographie les routiers dans la cabine exiguë de leur camion, première « maison mobile » qui la place dehors tout en restant dans un espace délimité. Avec Immobile home, elle s’immerge dans un camping de Berck-sur-Mer et photographie des vacanciers issus de milieux modestes devant leurs mobil-homes, maisons immobiles autour desquelles se crée une communauté saisonnière soudée. Dans Hyper Life, elle se concentre sur le parking d’un Intermarché de Champagne picarde, devenu centre vital d’une petite ville rurale où tous font leurs courses, retirent de l’argent et viennent parfois simplement « prendre l’air », révélant à travers voitures, caddies et témoignages, les tensions entre crise économique, solitude et sociabilité de supermarché. Avec Somme Toute, en résidence dans un lycée de la Somme, elle explore une vallée post-industrielle marquée par la fermeture des usines Saint-Frère, le chômage et la ségrégation scolaire, mais aussi par la débrouille, l’entraide et les solidarités locales. Guidée par les rencontres, elle passe des intérieurs aux façades, des rues aux parcs puis aux marais, finissant par dresser le portrait des habitants de la vallée tout entière et découvrant un dehors vaste où sa pratique se déploie enfin à l’échelle du paysage