Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
La guillotine ne passe pas. Comme une arête dans la gorge, comme une angoisse qui étouffe, la guillotine hante le XIXᵉ siècle. Elle reste en travers des temps modernes. Elle biaise le rapport que notre modernité entretient avec les images. C'est ainsi que l'échafaud s'inscrit dans la mémoire et découpe un nouvel espace de représentation : la littérature, la peinture, la photographie, le cinéma, jusqu'au vidéoclip (habité par l'hystérie de la coupure) doivent beaucoup à l'appareil de mort. Comment tirer un portrait ? Comment prendre une image du réel ? La photographie invente l'"obturateur à guillotine" (tandis que l'aide du bourreau est surnommé le "photographe"). Au cinéma, une prise de vues se fait toujours entre deux claps. "C'est bon. Coupez !" Et, de même, la coiffure, le maquillage, les figures de cire, tout ce qui assure l'exposition romanesque du visage obéit, on le verra, aux exigences de la guillotine. Curieuse machine qui commande une étonnante constellation de textes et d'images. Elle est aussi au fondement d'une érotique nouvelle qui vante les baisers donnés dans la lunette (comme on vante ailleurs un baiser au clair de lune). L'échange du désir entre l'homme et la femme modernes s'exprime à travers une demande nouvelle qui tombe dans le silence, dans la nuit : Guillotinez-moi !