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"Contemporain capital", la définition d’André Gide par André Rouveyre, longtemps attribuée à Malraux, a le mérite de l’efficacité : elle frappe et se retient. Cévenol d’Uzès par son père, Normand par sa mère, André Gide (1869-1951) fut certainement l’un des écrivains les plus influents de la première moitié du XXe siècle. Il publia son premier livre, "Les Cahiers d’André Walter", en 1891, chez Perrin. Suivirent "Corydon", apologie de l’amour homosexuel, "les Nourritures terrestres" (1897), "l’Immoraliste" (1902), "la Porte étroite" (1909), "les Caves du Vatican" (1914), "les Faux-Monnayeurs" (1925). Chacun de ces ouvrages ne connut au départ que des ventes confidentielles. Pourtant, dès les années 20, la notoriété de Gide commence à déborder les cénacles littéraires. Cofondateur de la NRF, il fait déjà figure de pape des lettres. Il apparaît bientôt comme l’initiateur d’une nouvelle morale fondée sur l’épanouissement des instincts, l’individualisme, l’assouvissement des désirs. Il exerce alors une énorme emprise sur la jeunesse intellectuelle qui se prolongera jusqu’à sa mort. Ses hymnes à la liberté d’agir à sa guise ne l’empêchaient pas d’être séduit par l’engagement politique. Mais il était trop indépendant et trop critique pour se soumettre à une doctrine. Tenté un moment par l’Action française, il est attiré ensuite par le communisme, mais son voyage en URSS l’en éloignera sans retour. Que quelques hommes de Vichy aient dénoncé ce défenseur et illustrateur de l’homosexualité, considéré comme un "corrupteur" de la jeunesse, aidera certainement à la persistance de son influence, couronnée par le prix Nobel en 1947. Ses combats pour la justice (Souvenirs de la cour d’assises) et contre certains aspects de la colonisation (le Voyage au Congo) contribuèrent énormément à sa célébrité. Son Journal qui parut de 1939 à 1950, d’une franchise souvent cruelle, est l’ouvrage le plus important de ce Narcisse aussi amoral dans le comportement que rigoureux en littérature pour lui-même – ne l’oublions pas, Gide est un grand écrivain classique – et pour les autres.