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Partout dans le monde, les dettes ne cessent de monter et les « records » d’être battus. Ils nourrissent l’inquiétude et occultent une réalité essentielle : cette accumulation de dettes n’est que l’autre face d’une accumulation d’épargne, continue elle aussi. Dans ce livre, Anton Brender nous invite à renverser les perspectives : c’est la dette qui rend possible l’épargne et non l’inverse ! Comprendre ce jeu de l’épargne et de la dette autour duquel s’organise l’économie mondiale est essentiel. La mondialisation a en effet permis aux dettes émises à jet continu par les États-Unis de fournir une contrepartie à l’épargne dégagée en Asie et en Europe. Le 2 avril 2025, Donald Trump, en brandissant des droits de douane exorbitants, a clairement dit qu’il voulait mettre fin à cette « arnaque ». Il pousse ainsi les gouvernements, en Europe comme en Asie, à réduire les excédents d’épargne issus de leurs économies et à emprunter plus. Mais les États-Unis, eux, ne vont pas s’endetter moins ! À un monde où l’on manquait d’emprunteurs risque de succéder demain un monde où il y en a trop. Ce livre analyse les grands traits de cette nouvelle « géopolitique de la dette », en montre les conséquences pour l’Europe… et explique pourquoi la France n’est pas au bord de la faillite.