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Qui parle ici ? Des parleurs, ou la parole elle-même ? Forêt des mots fait alterner deux écritures. Dans l’une, narrative, poétique, et de loin de la plus brève, un « je » anonyme décrit l’errance d’un « nous », communauté, tribu dont il se fait le porte-parole au cœur d’une forêt sans issue. L’autre, dialoguée, théâtrale, espace uniquement verbal campé par les voix qui l’animent, met en présence un nombre indéfini de « je » eux aussi dépourvus de nom, eux aussi égarés parmi les arbres, les brumes, la nuit, et qui palabrent en essayant de se doter d’une cause et d’un destin communs. Ces deux espaces communiquent-ils ? Au lecteur d’en décider : si certains éléments l’indiquent, toutefois le ton de l’un pourrait être celui d’une sombre épopée, tandis que l’autre relève presque de la farce. Le titre annonce l’allégorie sur laquelle se développe le livre, mais Odile Massé se garde bien d’en donner la clef. Ce qui est clair, c’est que la forêt en question, qui ressemble à celle des contes, est la scène d’ambiguïtés insolubles dont la présence à la fois patente et diffuse, comme celle d’une futaie noyée dans le brouillard, donne lieu à des espoirs sans nom comme aux plus vives inquiétudes. Les voix turbulentes et grotesques, puériles et touchantes de la partie dialoguée déploient des efforts ubuesques pour réduire le risque de devoir penser par elles-mêmes, se poser des questions et laisser place à l’« autre », à l’équivoque des mots avec lesquels pourtant elles jouent – au point de projeter un autodafé ou l’édification d’un mur chargé de les couper du monde. Toute ressemblance avec des faits réels… Drame, comédie, conte, épopée du langage ou satire de l’humanité à travers son langage, Forêt des mots est inclassable mais il n’est certes pas dénué d’échos avec les faits les plus contemporains, les plus universels, dès lors qu’ils impliquent les us et abus de la langue. Comme les voix qui le peuplent, le livre porte catégories, lieux communs et bavardages, belles promesses et nobles mots à la lumière, avant qu’ils s’y dissolvent et retombent dans le magma de la parole.