Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Un regard peut tuer. Il peut rendre muet, anéantir les récoltes, projeter du sang sur un miroir. Qu'on l'appelle « fascination », « mauvais oeil », « Evil Eye », « Böser Blick », « malocchio » ou « jettatura », le pouvoir destructeur du regard est attesté depuis plus d'un millénaire, en divers endroits de la planète, par des croyances, des pratiques et des discours. Au Moyen Âge, c'est dans les sources savantes qu'il a laissé le plus de traces. Philosophes, médecins et théologiens se sont interrogés sur les causes du mauvais oeil. Ils réagissaient à la lecture d'un texte traduit en latin au XIIe siècle : dans son "De anima", Avicenne affirme que l'homme peut agir sur d'autres corps par son seul regard, grâce à la force de son âme. Cette proposition polémique a connu une impressionnante postérité, l'idée d'un pouvoir de l'âme en dehors du corps posant toutes sortes de problèmes aux auteurs latins. La réception de cette doctrine d'Avicenne constitue le fil conducteur d'une enquête dans les débats et les pratiques savantes du Moyen Âge. L'ouvrage montre comment, dans les années 1140-1440, des intellectuels se sont saisis de la croyance dans le mauvais oeil pour la transformer en un problème scientifique.