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Au printemps 1775, Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814), futur auteur du roman Paul et Virginie (1788) entreprend un voyage à pied en Normandie. Il entend se documenter sur l’Arcadie conçue comme un « âge d’or » et ce faisant, rendre visite à sa soeur Catherine vivant dans un couvent à Dieppe. Curieux de tout, il prend au fil de la plume des notes touchant à la géographie, à la botanique, à l’ethnologie et à la philosophie. Le sous-titre de son essai éclaire pertinemment son projet rousseauiste : Résolution de voyager pour conserver quelque chose de naturel. En Pays d’Auge, il chemine de Lisieux au château de Fervaques puis séjourne plus de trois semaines à Sainte-Marguerite-des-Loges dans la gentilhommière de son ami, le mathématicien Jean-Jacques de Marguerye. Il y reçoit une lettre de Jean le Rond d’Alembert, un des pères de l’Encyclopédie (1751-1772) mais manque d’attraper la fièvre pourprée sévissant à Livarot. Il sympathise avec Madame Dusaussay « fort bien en habit de cavalier » et devise avec elle en son manoir du Mesnil-Germain. Il s’intéresse à la pêche en eau douce, à la production lainière, fromagère et à la fabrication du poiré et du cidre. Comme il se doit, il s’émerveille du petit houx « semblable à un buis » de Saint-Ouen-le-Houx. Puis rétabli, il quitte à regret ses hôtes par la forêt des Moutiers-Hubert, Meulles et Saint-Aubin-de-Bonneval. Ce texte inédit mérite amplement qu’on le sorte de l’oubli ne serait-ce que pour comparer la Normandie d’alors à une possible Arcadie…