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La question de l’existence d’une nature proprement humaine, qui distinguerait radicalement l’homme de l’animal mais qui rassemblerait sans exclusive tous les hommes, est au cœur même du projet et du développement d’une science de l’homme. Meyerson n’a cessé, au travers de ses multiples activités, de souligner que cette question ne pouvait recevoir une réponse a priori. Avec d’autres, ethnologues, sociologues, historiens, il affirmait que c’est en partant de l’extrême diversité des conduites humaines, des œuvres produites par les hommes, en les étudiant par une psychologie historique, objective comparative, que peut-être on parviendrait à en dégager certaines caractéristiques universelles. Le cours de Meyerson que nous publions présente cette diversité des conduites et des œuvres : la mémoire, la perception, les classifications … sont étudiées dans leurs variations historiques et géographiques. Au cours de cet enseignement, dont nous avons gardé la spontanéité, Meyerson se fait à lui-même une remarque révélatrice de ses doutes : « Sommes-nous les mêmes que nos grands-pères ? ». Cette psychologie que tenta de promouvoir Meyerson pendant l’entre-deux-guerres trouve aujourd’hui un écho dans les interrogations soulevées par les sciences cognitives et elle a trouvé un prolongement fécond dans les travaux des « historiens des mentalités » ou dans la psychologie culturelle. Mais elle a été marginalisée puis oubliée par les psychologues français dans les années 1950 : Meyerson, après un exil obligé par le nazisme , ne retrouva à Paris aucun poste universitaire ; et les sciences de l’homme, à la collaboration desquelles il avait étant œuvré, se séparèrent en élaborant des frontières désormais étanches.