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Comment Simone Weil est-elle passée du christianisme « moral » d'Alain à une expérience du Christ « de personne à personne » qui l'a conduite à une métaphysique religieuse unique au xxe siècle ? Comment s'est-elle heurtée au malheur et à la barbarie, mais aussi à une théologie des années 30 dont l'exclusivisme l'a convaincue d'une tentation « totalitaire » contrastant, dans la tradition judéo-chrétienne, avec la « science de la Croix » de saint Jean et saint Paul, ou de saint François d'Assise et saint Jean de la Croix ? Comment, héritière de l'antijudaïsme allant de Spinoza à Alain, a-t-elle, non pas « rejeté la Bible », mais opposé l'Alliance noachique et les « saints païens » de l'Ancien Testament aux « guerres saintes » paraissant commandées par le Dieu hébreu ? Comment, ayant vu dans la kénose divine le coeur de la révélation, a-t-elle développé une métaphysique de la « nouvelle naissance » et de la « beauté du monde », puis une philosophie du dialogue interculturel et interreligieux dont l'actualité est si frappante aujourd'hui ? Cet ouvrage cherchant à éclairer chacune de ces questions montre pourquoi les accusations de gnosticisme ou de marcionisme portées de manière précipitée dans les années 50 ont souvent empêché de lire Simone Weil pour elle-même, masquant sa pensée et sa profession de foi fondamentale (« Je crois en Dieu, à la Trinité, à l'Incarnation, à la Rédemption, à l'Eucharistie, aux enseignements de l'Évangile ») mais aussi le prophétisme d'une mystique de « l'amour divin dans la création » et d'une mystique de l'action dont le XXIe siècle a encore davantage besoin qu'hier.