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Une de ses cinq épouses disait : — C’est fatigant de vivre aux côtés de Sacha, il est constamment en train de jouer... Il est vrai que cet auteur prodigieux, cet acteur étonnant, cet écrivain ironique, ne vivait que pour écrire, imaginer, mettre en scène. Il était le théâtre. Comment être surpris que sa vie entière ait été “théâtrale” ! La chance sourit à Sacha Guitry dès sa naissance en lui accordant pour père Lucien Guitry, le plus grand comédien de son temps, qui emmène l’enfant en tournée en Russie, aussi simplement que d’autres emmènent leur progéniture au Parc Monceau. L’influence du père fut considérable sur l’homme que Sacha allait devenir. Très jeune, Sacha Guitry fut un auteur comblé. James Harding révèle comment il écrivait ses pièces, comment il vivait entre deux représentations, entre deux films ; comment, en lui, la “bête de théâtre” n’était jamais assoupie, au point que, même en voiture ou dans le train, il emmenait une petite mallette emplie de blocs de papier et de crayons bien taillés “pour noter les idées”. L’époque était riche en beaux esprits. Jules Renard, Alfred Capus, Tristan Bernard, Claude Monet, Sarah Bernhardt, Octave Mirbeau, Georges de Porto-Riche, Edmond Rostand, Anatole France, Alphonse Allais, Jean Cocteau, Colette, d’autres encore, furent les amis proches de Sacha Guitry. Ils l’aimèrent et apprécièrent son talent. Sacha intime n’était pas moins intéressant. On découvre le mécanisme de séduction, tout scénique en vérité, qu’il déclenchait pour conquérir les femmes qu’il avait l’intention d’épouser. Sur la période de la Libération de Paris, où Sacha Guitry fut injustement inquiété et privé de ce qui était sa vie, sur sa maladie et sur ses derniers jours, James Harding a recueilli nombre d’anecdotes qu’il livre avec infiniment de délicatesse. A voir comment les pièces de Sacha Guitry tiennent toujours l’affiche avec grand succès, comment ses films sont appréciés lorsqu’ils sont présentés à la télévision ou projetés dans les cinémathèques et dans les salles, on est bien tenté de croire qu’il y a beaucoup plus que de l’esprit dans son œuvre, que René Benjamin avait raison de le surnommer “le roi du Théâtre”, et de faire sienne l’opinion de Paul Léautaud qui le considérait comme le Molière du XXe siècle.