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Essorer : du latin exaurare « exposer à l'air » ; de ex- « hors de » et aura « vent, air ». Le mot a d'abord conservé le sens latin. Il nous plait qu’en essorant les images, nous leur fassions prendre l’air pour y croiser d’autres images, et que le vent les marie, fût-ce, à première vue, contre leur gré. Mais essorer s’est ensuite spécialisé dans le sens de « faire sécher », et moins par exposition au vent que par pression mécanique : essorer du linge, une salade, un fromage. On peut même en arriver à essorer quelqu’un en épuisant ses ressources, sa vitalité. Mais nous espérons n’avoir pas réussi à ce point…
Jean-Jacques Didier est un enthousiaste oblique, un sceptique à éclaircies, un amoureux malgré les marées. On sait qu’il écrit, dessine et réalise des collages. Mais il en est le premier étonné. Pierre Tréfois euphorise et mélancolise, via aphorismes, dessins et poèmes, son effroi climato-angoissé et ses convictions phalanstériennes.