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Il faut redonner la parole aux idoles. On nous a tant habitués à rechercher le sens ultime des choses dans les seules idées, que l’absolu tend à régner sans partage. On s’est mis à espérer pour chaque affirmation une unique vérité comme on s’était mis à croire qu’un seul Dieu régnait aux cieux. On interdit que le réel soit simplement poétique et textuel. Pourtant : où peuvent apparaître cette vérité, ce Dieu, ce réel, sinon dans des textes ? Admettons par hypothèse que la métaphysique est une habitude littéraire parmi d’autres possibles. Contre les idées intemporelles et abstraites, préférons la fragilité des idoles, ces représentations régionales que nous admirons toujours d’un certain point de vue. L’idole se donne en spectacle. Elle demeure locale, tout entière sensible. Elle n’excède pas le corps : dès qu’il se détourne, elle cesse de valoir quoi que ce soit. L’écriture du monde tient en cette affaire une place essentielle, en fabriquant pour nous d’innombrables paradigmes dont nous nous inspirons pour vivre et survivre. Sans les poètes, sans les romanciers, nous serions sans doute peu capables de sentiments : voilà ce qu’il faut dire et discuter. Pour cela, sont appelés à l’aide Francis Ponge, Stendhal, Marcel Proust, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Edmond Jabès, Paul Claudel, Racine et Pascal, dont les œuvres commentées ici fournissent d’admirables mises en scène idolâtriques. Reprenant ironiquement les grands thèmes de la métaphysique, le moi, le monde et Dieu pour les détourner de leur prétention universalisante, cet Essai sur les idoles entreprend de ressusciter la valeur des ambitions modérées et païennes que l’Occident ignore superbement depuis trop longtemps. La philosophie doit admettre qu’elle est aussi une écriture, et que les mondes qu’elle met en systèmes sont poétiques à leur manière. La pensée gagnerait à établir les modalités d’une poétique de la philosophie au sein de laquelle l’imagination, cessant d’être la si décriée « folle » du logis, verrait enfin ses pleins droits reconnus.