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Née dans le nord du Cameroun, Amal a trois ans quand elle réalise que sa mère est une étrangère qui, pour ne pas oublier d’où elle vient, l’oblige à se souvenir de la famille laissée derrière elle, en Égypte, pour suivre son mari au Cameroun. Elle découvre alors qu’elle est l’Espoir des siens. De sa jeunesse à sa première demande en mariage, Amal interroge ses origines. Sa double culture, arabe et peule, égyptienne et camerounaise ; l’amour de ses parents et leur choix de vie ; le racisme interfamilial et interethnique ; le poids des traditions contradictoires, jusqu’au moment où les ennuis commencent. Avec un rare sens du romanesque, Djaïli Amadou Amal évoque les joies et les tourments d’une enfant aux prises avec les préoccupations des adultes dont se heurtent les cultures. Elle a l’art du récit, ménage ses effets, ne se prive pas d’humour et nous rend tous complices de son histoire – qui fait d’elle la femme écrivaine et militante, maintes fois primée, qu’elle est aujourd’hui. « Goggo Nanna n’avait pas d’enfant et elle s’était donné comme mission de s’assurer que nous serions peuls et que nous maîtriserions à la perfection le pulaaku. Ne pas laisser l’identité de ma mère et de ses amis arabes phagocyter celle qui devait rester la nôtre, la plus importante et la plus belle à ses yeux, la peule. » – Djaïli Amadou Amal