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Ernest Dowson, poète, nouvelliste, traducteur et romancier apparaît comme le représentant archétypal de la « fin de siècle » anglaise dont il théorise les obsessions et les interrogations. La dernière décennie du dix-neuvième siècle est perçue comme un lieu de contradictions non seulement parce qu’elle juxtapose des courants esthétiques différents, voire divergents, décadents et traditionalistes, impressionnistes et symbolistes, sensualistes et chrétiens, mais surtout dans la mesure où la novation théorique qui la sous-tend est contestée de l’intérieur par une pratique esthétique sclérosée et une référence souterraine au dogme de la mimésis. Imprégné des idées de Walter Pater, le texte de Dowson décline les motifs du temps déréalisé et de la féminité rêvée. Par le jeu d’une écriture en miroir, le poète convoque les facettes troublantes d’un moi émietté que l’entreprise de création artistique s’efforce de circonscrire. Mais l’utilisation récurrente de formes littéraires archaïques et le recours à la langue morte des mythes antiques signent l’échec d’un poète trop peu confiant dans le pouvoir salvateur du verbe. L’intuition traumatisante de la vanité de toute tentative d’expression traverse la méditation du poète. Dans un ultime effort pour revivifier son matériau poétique, Ernest Dowson se tourne vers le catholicisme romain pour constater l’irréductibilité de l’écriture à l’expression de la foi : il éprouve ainsi la tragédie du poète « fin de siècle » pour qui la littérature se confronte à l’indicible. La présente étude n’a rien d’une tentative de réhabilitation d’un poète mineur, elle se donne à lire sous la forme d’une biographie contextuelle dans laquelle l’auteur s’est efforcé de cerner au plus près la contiguïté féconde entre l’exiguïté d’un texte et l’esprit d’un moment littéraire privilégié. C’est en définitive à une lecture très attentive et très serrée de l’œuvre de Dowson que l’auteur nous convie.