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Yves Simon (1903-1961) donne à l'automne 1957 un cours sur « Les vertus » au Committee of Social Thought de l'université de Chicago. Ce cours, enrichi des réponses aux questions des étudiants, deviendra l'ouvrage La Définition de la vertu morale. Le livre de Simon paraît donc de manière posthume (comme plusieurs de ses travaux), en 1986. Simon repère trois grandes catégories de substituts modernes à la vertu : la bonté naturelle, l'ingénierie sociale et la psycho-technologie. Il parvient à trois grandes conclusions. Primo, la distinction entre nature et usage fait sens en morale et se révèle éclairante. Secundo, en matière morale, la délibération prime sur les sentiments premiers et spontanés. Tertio, les personnes humaines passent par un processus de socialisation, non seulement pour se conformer à des règles communautaires, mais aussi pour être elles-mêmes, tant il est vrai que la société est comme intérieure à la personne et à son déploiement. Élaborant une définition de la vertu morale (avec un développement final sur les vertus morales traditionnelles, signe d'une belle convergence et permanence doctrinale, au long des siècles, depuis l'Antiquité jusqu'à aujourd'hui), Simon glose, explicite et précise la définition aristotélicienne de la vertu et fait de précieux développements sur la fameuse doctrine aristotélico-thomiste de la pluralité et de l'interconnexion ou interdépendance des vertus. La justice, la prudence, le courage ou la tempérance sont bien des qualités distinctes. Il n'en reste pas moins qu'elles sont étroitement reliées. Le livre d'Yves Simon mérite une place centrale, parmi d'autres, on l'aura compris, dans l'édifice du renouveau philosophique en défense et illustration de la nécessité des vertus dans la construction de la personne humaine et de ses relations sociales. A propos de l'auteur : Yves Simon (1903-1961) a enseigné à Notre Dame University de South Bend dans l'Indiana aux États-Unis dès 1938, jusqu'à sa mort. Son nom reste attaché à son travail en philosophie morale et politique. Il défendait ainsi la position traditionnelle de Thomas d'Aquin sur l'action morale et les vertus et soutenait la thèse que le thomisme était compatible avec la démocratie libérale occidentale.