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Dans les sociétés dites « hypermodernes », le contrat social dispose que nous employons, tous, des « simulacres ». Nous y sommes portés par l'Hybris (l'orgueil). La notion d'Eidelon (simulacre) se trouve déjà chez Platon. Dans notre version, la notion de simulacre suppose que nous avons tous un rapport biaisé à la réalité du monde, non pas parce que la réalité n'est pas accessible (propos courants des films comme Matrix ou eXistenZ et de la pop culture en général), mais parce que nous souhaitons ne pas voir les choses telles qu'elles paraissent, même si nous possédons tous les instruments cognitifs pour appréhender le monde, du fait de notre processus évolutif biologique.
En somme, par la notion d'Eidolon (simulacre), nous expliquons les défauts propres à nos sociétés occidentales. Le simulacre sert au maintien de l'ordre (taxis) et empêche toute action concrète (praxis).
Pour autant, nous avons parfois l'impression d'un « décalage » entre ce qui est perçu et ce qui est réel (hystérésis), ce moment où nous croyons que nous sommes dans une comédie sociale. Les choses ne semblent pas être ce qu'elles sont.
C'est alors que l'individu se pose des questions d'ordre métaphysique sur son rapport au monde. La société cherche alors à lui fournir des réponses convenues, admissibles au sein des paradigmes des sociétés hypermodernes, comme l'hypothèse de la simulation informatique du monde, tant que les réelles questions sociales ne doivent pas être mises à jour.
Ceci explique en partie l'explosion des théories conspirationnistes, la recherche de spiritualités alternatives, les pseudos-sciences, le succès relatif de la collapsologie, l'engouement pour les compétitions sportives, la valorisation du travail salarié, le développement du wokisme et la cristallisation de la radicalisation idéologique.
Seule une « condition active », au travers de la philosophie, cet art de la conjecture rationnelle selon Bertrand Russell, peut nous assurer une vue juste et concrète sur la société hypermoderne.