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Quand je tutoie l’aurore, la brume est sur la terre. C’est un chiffon de soie jeté négligemment de l’orée des grands bois jusqu’au cœur des étangs. Mon cuir sur les épaules, je sors à la lumière. De longs souffles sauvages sont passés sur la nuit et s’il n’en reste rien, si je lis dans les arbres une sorte de silence, ce n’est pas pour autant la paix. Au cœur gras des labours, quelques corbeaux – une poignée de diables taillés dans le vif de l’ardoise – font les cent pas. Au-dessus d’eux, la lune s’accroche encore au lait de l’horizon : c’est un œil grand ouvert qui dépouille l’homme de ses mystères pour le laisser à nu, sans force et sans raison. Comme je reprends ma route, j’entends que brame un cerf. Je m’arrête et j’écoute. Ce long cri rocailleux vient se nouer dans mes chairs. Je suis ce que je suis. Et je vis sur ces terres. Au loin le clocher sonne. D’un pas que je crois sûr, je poursuis mon chemin. Il passe bien à l’écart des routes que l’on me souhaite, de celles que l’on me prête. J’y marche de bon cœur. Je vais rentrer bientôt. Sans doute écrire un peu. Ma force est douce et claire. Je la suis. Je reviens.