«C'est moi et c'est pas moi», telle
est la double affirmation maintes fois
exprimée par certains criminels lors
d'entretiens thérapeutiques menés par
Odile Verschoot en milieu carcéral, et
qui relève du mécanisme de déni.
Un pédophile, un meurtrier, un violeur
reviennent librement sur leur vie, les
raisons de leur incarcération, leur procès et leur condamnation, et, par
la délicate instauration de la confiance établie grâce au dialogue, tentent
d'en dégager le sens. Au cours d'un lent cheminement s'accomplit alors
tout un travail pour se reconnaître, reconnaître l'autre en victime, mais
aussi accepter la peine. Défense inconsciente, produit d'une histoire psychique,
le déni - qui n'est ni mauvaise foi, ni refoulement, ni esquive
pour échapper aux accusations judiciaires - protège, de fait, l'inculpé
d'une réalité perçue comme dangereuse et destructrice.
Observation clinique, mais aussi réflexion sur notre rapport à la violence,
cet ouvrage nous permet de mieux comprendre la pratique complexe du
psychologue en prison et favorise un regard plus humain sur nombre de
personnes incarcérées.
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