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Claudio Rodríguez a deux ans lorsqu'il assiste au début de la guerre civile à une exécution contre un mur de cimetière. L'expression d'épouvante de son père, auprès de lui, le poursuivra toujours.
Dès l'enfance, il aime à s'enfuir dans l'âpre nature castillane, «manie marcheuse » qui s'intensifie à la mort de son père. Pendant des semaines et des mois, il disparaît dans la campagne, au rythme d'un cheminement qui influencera sa poésie, mais aussi sa façon d'être et de sentir la vie. « Il est simple de rêver, dit-il, mais non de contempler.»
Claudio n'a que 17 ans lorsqu'il compose son chef-d'oeuvre, Don de l'ébriété : « J'ai écrit presque tout le livre en marchant. Je le savais par coeur et je me le répétais, en corrigeant, en modifiant, pendant que je marchais à travers champs. » De fait, c'est un cantique mystérieux que fait entendre ce vaste poème, dans l'Espagne noire du franquisme.
Une écriture d'extase qui ne se peut comparer qu'aux Illuminations ou aux Élégies de Duino : « Ces poèmes ont été composés dans une totale absence de connaissance... Des choses qui me faisaient signe, qui m'accompagnaient, m'illuminaient et m'aveuglaient... »
En mars 1953, il envoie à Vicente Aleixandre son manuscrit. Aleixandre est ébloui. C'est le début d'une amitié presque filiale qui ne s'achèvera qu'à la mort d'Aleixandre, en 1984. Publié en janvier 1954, Don de la ebriedad est salué par la critique unanime comme un événement et reçoit d'emblé le Prix Adonais.