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Dans l'Allemagne hitlérienne, on se racontait cette anecdote : un soir, un père de famille rentrant chez lui ne trouve personne : sa femme assiste à la réunion des épouses nationales-socialistes, son fils participe à un exercice militaire, sa fille est à la ligue des jeunes nazies. Il laisse un mot sur la table : "Suis à la réunion du parti, elle s'achèvera tard, papa". La famille se retrouve vers 2 heures du matin : l'appartement est vide ! Sur la table, ce billet : "Que nous ayons pu voler ici, c'est au Führer que nous le devons "Heil Hitler ! les voleurs". Derrière cette histoire se profile la nouvelle famille : un père est un bon nazi, une mère doit donner au Reich son contingent d'enfants "aryens," la jeunesse appartient au Führer. Hitler s'adressant à ses adversaires, le proclame dès 1933 : "Vos enfants nous appartiennent déjà (...). Vos descendants sont maintenant dans le camp nouveau (...). C'est l'enfant nazi qui assurera au IIIe Reich mille ans de domination". Erika Mann qui a fui l'Allemagne comme Thomas Mann, son père, écrit à chaud, en 1937, sa dénonciation de l'embrigadement de la jeunesse. Avec la force d'un grand reportage, elle nous fait pénétrer dans l'univers quotidien de l'enfance "nazifiée." A l'école, l'enseignement des "sciences raciales" a supplanté les sciences naturelles ; la vitesse des bombardiers a remplacé la règle de trois pour l'étude du calcul ; les articles les plus orduriers du Stürmer, journal antisémite, font l'objet de dictées et de rédactions. Plus de vie privée, ni d'intimité familiale, le jeune Allemand fait l'apprentissage du fanatisme et de la guerre. L'avertissement d’Erika Mann reste d'actualité. Les adolescents tués dans les derniers combats du Reich rejoignent dans l'absurdité tous les adolescents sacrifiés des dictatures d'aujourd'hui.
Erika Mann (1905-1969), fille de l’écrivain Thomas Mann, fut jusqu'à la montée du péril nazi actrice, scénariste, auteure de 7 livres pour enfants. Avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir, son engagement devient total. Exilée en Suisse, en Angleterre, puis aux États-Unis, elle sera correspondante de guerre auprès des Alliés. La lutte contre le facisme la rapprocha définitivement de Thomas Mann : elle fut jusqu’à sa mort, sa plus proche collaboratrice.