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Tout à commencé un matin de mai : deux claquements de 22 long rifle, entre les quatre murs d’un studio de banlieue... Un homme s’écroule. Justice est faite, à l’issue d’un sacrifice expiatoire et d’une cérémonie barbare, après un verdict prononcé par un « tribunal sauvage », présidé par une femme, devenue tour à tour procureur, juge et bourreau. Le cadavre de la victime sera retrouvé le lendemain, émergeant de l’eau noire de la Marne. A l’origine de ce drame véridique et de cette exécution sommaire, dont les auteurs ont été jugés à Paris il y a quelques mois, se dessine l’ombre d’un jeune drogué aux yeux cernés de noir, sosie de James Dean, mort à la suite d’une absorption massive d’alcool à brûler et de barbituriques. DIEU AU BOUT DES DOIGTS n’est donc pas une histoire romanesque. C’est pourtant un roman d’action et d’amour, rapide, brutal, poignant. C’est aussi un document terrible et authentique, indispensable à qui veut enfin connaître objectivement les méfaits de cette drogue meurtrière, fléau de notre société, et découvrir la faune de ses laudateurs : truands, pourvoyeurs et épaves qui errent dans Paris au petit matin pour y rencontrer, parfois, la Mort au fond d’une seringue après avoir vainement chercher Dieu à travers les volutes bleues d’un « joint » bourré de « H » qu’on tient en tremblant au bout des doigts.