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C'était un temps où on croyait que Luis Buñuel était mort en 1983 au Mexique, une époque de soumissions, début du vingt et unième siècle, 2009 ou 2010, peut-être 2012, 2013. Surréaliste et pamphlétaire, tissant intime et politique, Dévoré de rêves nous replonge dans ce passé de collaboration où tant d'hommes et de femmes survivaient sans espoir. Des films les plus célébrés aux plus négligés, tout Buñuel est là, décrit, analysé, minutieusement donné à voir, dans ce qui n'est en rien un essai pour cinéphiles mais un récit, une fiction documentée de vérité. Tout don Luis est là, subversif, tendre et fécond, dans ce rêve éveillé dévoré de multiples intrusions ; on l'entend, on le suit sans complaisance à travers son siècle, se demandant quoi accepter, à quelles conditions continuer. Le cinéaste est vivant et présent. Comme le sont les fantômes, et désormais la démocratie directe et la solidarité. Si Philippe Lafosse a écrit son livre en tournant sciemment le dos à la distance critique de la monographie traditionnelle, c'est parce que, à ses yeux, elle n'aurait pas rendu justice aux traits fondamentaux de l'œuvre et de la vie de Buñuel: l'engagement surréaliste et l'engagement politique, tous deux radicaux et maintenus sans tiédir jusqu'à la mort. Contre la distance critique, Philippe Lafosse s'est jeté dans l'écriture romanesque, fondant ensemble l'œuvre et la vie, pour ressusciter Buñuel, aujourd'hui.