Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
« La promenade goudronnée serpente entre les pelouses jusqu'au lac. Le manège doré n'est pas encore ouvert. À quelques mètres de là, les petits chevaux de bois à pédales attendent sagement, alignés en rangs. Décor immuable pour une enfance de carte postale, songe Bianca. Nous, à l’origine, on vient de cette smala improbable qui courait pieds nus sur le lino du living le dimanche avec sarbacanes et lance-pierres, bouclés toute la journée à l'intérieur, à attendre le massacre de Fort Alamo. Des visages blêmes en lutte féroce contre le vide et la désolation. Une tribu victorieuse à un moment. »
François et Bianca, qui avaient failli se perdre, se retrouvent autour de la mort de leur petit frère, Tahir. Le long du lac où ils ont passé une partie de leur enfance et où Tahir s'était installé, leurs errances font ressurgir chez l'un et l'autre des morceaux d'histoire qu'ils avaient cru pouvoir oublier, de la guerre d'Algérie à la première « affaire du voile » en 1989 en passant par le départ soudain de leur mère, qui les a laissés se débrouiller seuls. Assignés à des identités aussi floues qu'étouffantes, sommés sans cesse de dire qui ils sont, réclamés par des clans, positionnés de force le long d'une ligne de front, ces coeurs lents, avides d'amour autant qu'ils s'en méfient, aspirent par dessus tout à creuser, en individus libres, leur propre sillon.