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Les pénitents aux longues cagoules qui participent aux processions de la semaine sainte en Italie ou en Espagne ne sont pas seuls à maintenir vivante la tradition médiévale des confréries. Moins célèbres, les « charitons » normands se réunissent encore régulièrement chaque année pour la Pentecôte, revêtus de chasubles aux armes de l’association et portant haut la bannière à l’effigie du saint patron. Certaines charités s’enorgueillissent d’origines médiévales, et à juste titre ! Le lecteur pourra découvrir qu’elles furent très nombreuses dans les paroisses des diocèses normands aux XIVe et XVe siècles. Placées sous la protection d’un saint patron dont la fête annuelle est l’occasion d’un plantureux banquet, elles créent pour leurs membres un réseau de solidarités ici-bas et dans l’au-delà.
Sociétés de secours mutuel, elles s’emploient également à rassembler pour les leurs, vivants et morts, un trésor de bienfaits spirituels dont ils pourront se prévaloir à l’heure du Jugement. Aux côtés des institutions traditionnelles, paroisses et établissements religieux, elles prennent une part originale dans l’encadrement et la piété des fidèles. À la toute fin du Moyen Age, elles apparaissent parfaitement intégrées dans la société civile et ecclésiastique, où, qui plus est, elles constituent, en retour, un facteur d’intégration pour leurs membres. Au-delà de ses particularités, l’exemple normand met en relief des aspects propres à l’« Automne du Moyen Age », signes avant-coureurs, pour beaucoup, des Temps Modernes et de la Réforme catholique.