Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Ils et elles sont philosophes, écrivains, poètes, psychanalystes, historiens de l’art, réalisateurs, critiques de cinéma, et parfois tout cela à la fois. Treize voix en tout, pour un hommage d’un genre inhabituel. L’idée est simple : à l’occasion du centenaire de Gilles Deleuze (1925-1995), remettre en scène, non pas ses principales propositions théoriques, mais quelques-uns des « personnages conceptuels » qui parsèment son œuvre et qui distinguent son style si singulier. Quitte à en créer, au besoin, de nouveaux.
Ces personnages deleuziens, on les compte par dizaines au fil des livres et des entretiens, dans des registres savants ou populaires, graves ou comiques : l’Idiot, le Nomade, l’Épuisé, le Schizo, le Voyant, Zarathoustra, Bartleby, Alice… pour ne citer qu’eux. Chacun performe à sa manière des mouvements de pensée qui sont aussi des circulations d’affects spécifiques. Deleuze préconisait en effet une « méthode dramatique » en philosophie. L’introduction de nouvelles perspectives pour la pensée réclame un « théâtre spécial », et donc des personnages. Ceux-ci ne se contentent pas de personnifier des idées abstraites, à la manière de symboles ou d’allégories. Leur fonction est d’intensifier les enjeux, de les dramatiser en révélant des lignes de force, des lignes de fuite, ainsi que des zones de danger qui sollicitent l’imagination autant que la raison.
Les contributions réunies dans ce volume prolongent le travail inventif du philosophe en évoquant librement douze figures : du personnage du Personnage, qui fixe le thème général, à la référence ambivalente à l’Enfant, en passant par le Coureur, l’Indien, le Christ, la Larve ou le Cinéphile… Il y est question bien entendu de philosophie (au pas de course), de création artistique (cinéma, peinture, poésie), de modes de subjectivation atypiques, mais également de ce qui, dans nos temps crépusculaires, oblige à une discipline de vigilance accrue et de pensée aux limites de ce qui est identifiable et même nommable. Méditations, souvenirs de lecture, saynètes pittoresques, exercices de ventriloquie : dans des registres variés, chaque texte s’appuie sur une image (tableau, photographie, photogramme…) et dessine à sa façon un parcours personnel et vivant au sein de l’œuvre foisonnante d’un des penseurs les plus créatifs du 20e siècle. Deleuze en douze figures tient à la fois du bréviaire et de l’imagier : cet album de vignettes ou de miscellanées philosophiques servira aussi d’introduction concrète à tous ceux qu’intrigue une œuvre aussi intimidante que séduisante, et dont les effets débordent les formats universitaires de la philosophie.
Textes de Judith Abensour, Claire Allouche, Patrice Blouin, Antoine de Baecque, Élie During, Jérôme Game, Tristan Garcia, Sophie Mendelsohn, Mathieu Potte-Bonneville, Bertrand Prévost, Émilie Notéris, Dork Zabunyan, Pierre Zaoui.
Avec le soutien du Centre Pompidou et de la Bibliothèque Nationale de France, ainsi que des Universités Paris 8 – Vincennes-Saint Denis et Paris Nanterre.