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À première vue, le rapport entre citoyenneté, folie et handicap ne signifie rien pour personne. Rapprocher ces termes semble incongru, tout comme de se demander ce qu'il en est d'un poisson vis-à-vis d'une pomme. C'est précisément cette incongruité qui peut alerter, comme si deux phénomènes humains ne pouvaient avoir aucun lien. Pas même précisément entre de l'humain et - a fortiori - le social et le politique, c'est-à-dire des rapports sociaux et des principes, ceux notamment des droits. Faire surgir, à côté de la folie, du malade mental, la figure de la citoyenneté, celle du citoyen, c'est au fond défier le bon sens, qui veut que le malade mental ne soit pas citoyen, parce qu'il ne peut pas l'être. S'il ne guérit pas, il reste irrémédiablement à part, il est impossible de le faire réellement entrer (ou rentrer) dans une communauté, ou association, ou dans un groupe humain, sauf formellement (les malades d'un hôpital psychiatrique). Faut-il en rester là ? Après tout, pourquoi pas ? La bonne ou mauvaise nature, comme on veut, est là pour recueillir ceux qui ne « vont » pas dans la société, ceux qui sont censés s'en distinguer par trop : les femmes, les fous, les inaptes, les misérables, les sous-prolétaires, les délinquants, etc. Pourquoi ne pas les laisser là où les ont mis les philosophes des Lumières et les constituants de 1789 ? Il serait vain de dire, comme on l'a trop dit par ailleurs, qu'à cause de socle naturaliste, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est caduque, qu'elle n'a plus de sens. Il n'en reste pas moins que ce socle naturaliste a justifié, implicitement, l'exclusion, quelles que soient ses formes. Aussi bien dans les systèmes juridico-administratifs, que dans les discours, il a notamment servi à légitimer le système de pensée qui s'est établi dans le rapport citoyenneté/folie, au point que, lorsque l'on dit à une personne, choisie au hasard, que ce rapport peut être analysé, elle vous regarde avec ahurissement. Pour elle, et pour les groupes sociaux, dont les discours sont étudiés dans ce livre, le fou n'est pas citoyen.