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Même si des pouvoirs autoritaires nient leur existence, les crises écologiques et sociales continuent à s’aggraver. Pour en sortir, la bonne volonté ne suffira pas. Leur apporter une solution suppose de reconnaître qu’elles s’enracinent dans une autre crise, d’ordre épistémique. Tel est l’argument de ce livre.
La conception traditionnelle du savoir, présente depuis l’Antiquité avec Platon, renouvelée par la science classique avec Descartes et se prolongeant jusqu’à Bachelard, est porteuse d’un imaginaire de puissance qui promet au philosophe ou au savant la maîtrise de toute chose.
Or une autre science émerge qui n’a pas pour vocation de dompter la nature et de surplomber la société mais d’agir avec elles, de promouvoir des interactions et des perspectives partagées grâce à l’association de savoirs (académiques, expérientiels, professionnels…). Cette approche, où le sujet connaissant n'est plus spectateur mais acteur impliqué, caractérise aujourd'hui une science citoyenne dont Machiavel a été un des précurseurs. Elle se déploie à partir de divers champs : de la physique avec l’Ecole de Copenhague à la philosophie et aux sciences sociales avecFeyerabend et son anarchisme méthodologique, Habermas, Honneth ou Fraser pour l’Ecole de Francfort, les pragmatistes de Dewey à Latour, les féministes comme Haraway et Harding, les auteurs du Sud global de Mariàtegui à Quijano. Toutes ces contributions déconstruisent les dogmatismes et facilitent une reconstruction démocratique. Malgré les tentatives d’invalidation auxquelles elles se heurtent, elles s’avèrent indispensables pour surmonter les défis socio-écologiques.