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Voici une étude réalisée à partir des milliers de lettres reçues par le général de Gaulle après sa démission, le 28 avril 1969, à la suite de la victoire du non au référendum sur la réforme du Sénat qu’il avait initié. Grands événements politiques et militaires, victoires ou défaites électorales, condoléances... : écrire au président de la République ou à un responsable politique était monnaie courante au XXe siècle, et on a peine à imaginer la variété et la richesse de des quelque 4000 lettres examinés dans le présent corpus. Plus encore, ces lettres, comme par un jeu de miroir, nous renvoient le précieux portrait d’une « certaine France » et dressent un tableau suggestif bien qu’impressionniste de cette société de la fin des années 1960. Car si toutes remercient, disent les regrets ou l’admiration envers le Général, et que les personnes les plus cultivées et les mieux éduquées écrivent de façon plutôt conventionnelle et impersonnelle, les lettres des plus modestes dévoilent l’intimité de vies ordinaires confiées avec simplicité, présentant des pans de vie de personnes qui s’expriment parfois timidement, souvent gênées par leur maladresse et leur audace dont elles s’excusent, mais qui se sentent poussées par le devoir de saluer le grand homme et de se confier. Certaines, plus sûres d’elles, tentent de faire un exposé analytique, un bilan de la situation politique et de donner des orientations pour l’avenir. Ainsi, ces archives épistolaires constituent une magnifique réserve d’informations, de portraits et parcours de vie. Elles dessinent un tableau sociologique, psychologique et politique de la majorité des scripteurs, une photographie d’une part de la société française, des milieux modestes ou plus favorisés, des générations successives et offrent des visions kaléidoscopiques des grandes étapes de la France du XXe siècle, telles qu’elles sont ressenties par ceux qui ont pris la plume.