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Complément aux Couleurs piégées (Grasset, 1973), voici l'essentiel des poèmes d'amour et d'érotisme de Pierre Béarn.
Béarn n'est pas seulement un poète de l'amour. De ses Couleurs d'usine (Seghers, 1951), trois mots sont devenus célèbres : Métro-boulot-dodo. Trois mots qui représentaient pour lui - orphelin devenu apprenti mécanicien à quinze ans - la synthèse de son adolescence. Ces trois mots clefs terminaient un poème qui fut distribué aux contestataires de Mai 68 qui occupaient alors le théâtre de l'Odéon.
Ces dernières années, refusant le Troisième Âge, Béarn écrit des fables pour les enfants. C'est sa manière à lui de " retomber en enfance ". Cinquante-quatre de ces fables ont été publiées en 1978 (Saint-Germain éd., Colin dif.). Plus d'une centaine sont encore inédites, mais beaucoup sont déjà connues par les élèves d'une quarantaine d'écoles où Béarn, tel un professeur de vie, est venu leur parler du monde extérieur...
Solitaire, mais disponible à tout moment, ancien président du syndicat des Écrivains, ex-secrétaire général de la Société des gens de lettres, il est actuellement président de la Commission de la professionnalité à l'Agessa, pour l'entrée ou le maintien des écrivains dans leur régime de Sécurité sociale.
On lui doit la création du Mandat des poètes (1950) qui vient de fêter son trente-troisième anniversaire. Il est également le créateur d'une revue hebdomadaire qu'il écrit seul depuis 1969 : la Passerelle.