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Né à Marseille en 1931, Henri Deluy est l'auteur de nombreux ouvrages (poésies, anthologies, traductions...). Il anime depuis les années 50 la revue Action Poétique et a dirigé jusqu'en 2006 la Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne. Après, notamment, L'Anthologie arbitraire d'une nouvelle poésie (1983) et L'Amour charnel (1994), Da capo est le cinquième volume qu'il publie chez Flammarion. Regard en arrière ? Nostalgie des origines ? Tentative de bilan ? Ou plus littéralement, comme le dit son titre, "reprise du morceau à son commencement" ? Il y a un peu de tout cela dans le nouveau recueil d'Henri Defuy, où l'on retrouvera le prosaïsme apparent et le lyrisme muet - maintenu à distance- qui caractérisent sa poésie depuis une quinzaine d'années. Son insistance aussi à discerner ou mieux comprendre les scènes enfouies du passé : l'enfance marseillaise, la jeunesse fébrile, les illusions brisées. Car Da capo dresse en filigrane le tableau des cécités, des espoirs et des drames d'une génération entre un chapelet d'injures au général Pinochet et une évocation à l'acide du "maréchalissime" Staline, on y croise les ombres de Mandelstam et de Tsvetaieva, d'Althusser et de Pessoa, du groupe Cobra et de Che Guevara - à quoi répondent ou font écho les lettres d'Héloïse à Abélard, le chant des troubadours portugais, les paysages estompés de la Chine et de Cuba... L'ouvrage érige ainsi ses stèles et ses tombeaux, égrenant tour à tour des poèmes culinaires, érotiques, de voyage et d'amour, de mémoire et d'oubli. Et quelques traductions. Puisque la poésie persiste, défiant le cours du temps et lui opposant - dans la transparence fugace et tangible du vers- sa loi, son trouble, son mystère. Toujours recommençant.