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Jean-Denys Phillipe, au fil des années, a progressé en liberté, s’affranchissant des contraintes et des restrictions du dessin de presse, sans parfois oser se l’avouer vraiment. Sur ses terres de Savigny, le promeneur s’est fait plus solitaire, anachorète entouré, plus poète que jamais. Derrière le masque du dessinateur se cachait, bien à l’abri des regards, le visage et le corps en action d’un artiste singulier. Enfin émancipé, il a assumé le hors-champ. Progressivement. Pour devenir ce qu’il était tout au fond de son âme, un authentique plasticien, transformant son goût du dessin d’actualité en réalisations plus complètes et plus complexes encore, par des assemblages capables de projeter un nouveau regard sur le monde, un regard de dénonciation ou en rupture fondamentale. Appelons cela une progression, sinon une filiation. Lui-même l’affirme avec justesse : « Avec le dessin, mon tir est ajusté. Avec l’assemblage, la cible est atteinte. » Dès lors, plus de limite au souffle de sa créativité. A partir de matériaux aussi divers que le bois, les métaux, les minéraux ou de vieux objets manufacturés, travestis et corrodés par le temps, des images s’imposent à lui comme les vibrations terrestres s’imposent à nous. Il les ramassent, les métamorphose en pièces d’art qui font traces et mémoire. C’est l’autre miracle de l’artiste Jean-Denys : l’actualité est toujours là, omniprésente, mais quelque chose d’autre se livre à la vue. Quelque chose de lucide qui nous grandit, nous honore. Il y a dans les traits et les assemblages de ce grand artiste une exigence secrète de macération, des approches de cueilleur de gentiane, des découvertes de fureteur en allégresse, doublé de la folie décalée du Géo Trouvetou jamais avare d’audaces. Il a défriché son propre chemin comme l’arpenteur de contrées inédites. Il ne s’arrêtera plus. Maintenant, il se hausse vers des ambitions qui s’accordent à ses désirs. Et c’est d’abord nous, qu’il rend meilleur. Préface de Jean-Emmanuel Ducoin (extrait)