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Né en 1969, après bien des expériences dans l'édition musicale, et une rencontre déterminante avec Gérard Guégan, l'auteur vit à Nancy. Il est l'auteur d'un premier roman, Le Chien de Dédale, paru en 1999 aux éditions Verticales. « Son front a percuté mon arcade et nous sommes retombés comme deux vieux cadavres de guerriers dans une poussière maculée de sang ». Deux guerriers ? Oui, si la guerre sert de métaphore à l'amour, et si dans les yeux d'Eva, « ses prunelles d'un noir sans fond cerclées de bleu », qui ont parfois la froideur d'un ciel gelé, parfois la colère d'une bête blessée, on ne devait voir que le désir de soumettre son amant - « corrida » oblige Désir ? Oui, car il s'agit bien du désir qui mène les personnages errants de ce « road-book » à l'extrémité de leurs forces : on boit à l'Estoril, où glapissent dans la nuit de l'alcool « des voix plus ou moins rauques, avinées, anisées, maltées, mélancoliques et fabulatrices ». C'est Bukowski place Stanislas, à la poursuite du langage salvateur, où deux paumés, Jonas et Le Christ, récitent des psaumes arrosées, requiem nocturne pour un Dieu auquel ils ne croient plus. C'est aussi la vision romanesque d'une certaine France provinciale « underground » - aurait-on dit souterraine ? - si ce livre n'était aussi marqué par la littérature déjantée de Bukowski à Despentes -, celle des paumés, des survivants, des débiteurs. Sébastien Reizer confirme ici son jeune talent : un lyrisme mis à mort, des mots comme des balles, et une tendresse tragique qui glisse sur la peau moirée d'une femme.