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Des correspondants habituels d'Alexis de Tocqueville, le comte Adolphe de Circourt est aujourd'hui l'un des moins connus. Il était né en 1801, devint haut fonctionnaire, notamment au ministère des Affaires étrangères. Il démissionne après la révolution de 1830. Il épouse une Russe, Anastasie de Klustine, voyage beaucoup à travers l'Europe, écrit. Mme de Circourt ouvre un salon qui jouit d'un grand succès. On y rencontrait les artisans du Risorgimento italien ; des intellectuels russes comme Tourgueniev ; Vigny et Lamartine. Thiers pouvait y côtoyer sans incident des légitimistes. Mme de Circourt est morte en 1863 et Adolphe de Circourt en 1879. "Circourt est mon dictionnaire", disait Tocqueville. À quoi un ami rétorquait : "Il a un défaut qu'un dictionnaire n'a pas. Il s'ouvre sans qu'on veuille le consulter." Tocqueville, comme avant lui Lamartine, semble avoir trouvé en Circourt un informateur érudit qui effectuait pour lui le premier tri dans la masse des documents à consulter. Circourt connaissait tous les bruits du monde politique, et avait de très sérieuses lumières sur les peuples non européens et le monde germanique. On perçoit, à travers cette correspondance, que Tocqueville entretenait un soupçon de supériorité vis-à-vis de Circourt et que Circourt traitait Tocqueville avec déférence. Il faut ajouter à cela une nuance de mélancolie, dans les lettres de Circourt, qui vient de son sentiment d'échec intellectuel et d'exclusion politique. L'intérêt primordial de cette correspondance reste pourtant l'aide que Circourt a pu apporter à Tocqueville pour la préparation de L'Ancien Régime.