Parti pour les
Amériques en 1826,
à 25 ans, puis pour l'Inde
en 1828, en tant que
naturaliste, sous l'égide
du Muséum d'Histoire
naturelle de Paris, Victor
Jacquemont en est
revenu, si l'on peut dire,
en 1832, comme l'un des
plus grands écrivains-voyageurs
de son siècle.
Dès le lendemain de sa
mort, survenue à l'hôpital
militaire de Bombay, le
7 décembre 1832, à 31 ans, les centaines de lettres qui
composaient sa "Correspondance" ont été rassemblées et éditées
à plusieurs reprises entre 1833 et 1877, avec un succès qui
méritait d'être renouvelé. Cet habitué des salons parisiens, au
profil romantique mais à l'esprit positif et rationaliste et dont la
culture était à la fois scientifique, littéraire et artistique, a
conservé tout au long de ses voyages des liens étroit avec la
France. Même du fond de l'Himalaya il se préoccupait autant des
siens que de la politique de son pays. A chacun de ses
correspondants, il a su écrire sur le ton approprié : parlant à son
amie Madame de Tracy, de musique et à son époux des
événements politiques, à son père et à son frère de sa santé etc.
Verve, humour et sagacité, tendresse blessée, intelligence
critique, culture encyclopédique s'expriment dans un style quasi
stendhalien. Si le Muséum a perdu, en 1832, l'un de ses meilleurs
collaborateurs, la littérature de voyage s'est enrichie de ce chef-d'oeuvre
qu'est la correspondance. Victor Jacquemont
naturaliste. Il était écrivain.
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