Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Gaston Gallimard et Jean Paulhan sont des personnages que nous connaissons bien, mais des personnes que nous méconnaissons. Ce couple célèbre de l'édition a fait couler tellement d'encre que leur masque nous est plus familier que leur visage. Par chance, les deux hommes nous ont laissé une correspondance de la plus belle eau, qui court sur près de cinquante années. Gaston Gallimard a ôté son noeud papillon, Paulhan sa veste grise : nous découvrons, avec ces deux hommes en bras de chemise, les dessous de la NRF. Rien de plus vivant ni de plus déconcertant parfois que cet échange fait de pièces et de morceaux : on y trouve à la fois des billets griffonnés et des lettres ouvragées, des années blanches et des années noires, des déclarations d'amitié et d'impôts. Paulhan et Gallimard travaillaient ensemble et se voyaient facilement ; leurs lettres sont le plus souvent familières, sans façon. Et souvent sans suite puisqu'elles appellent ou prolongent une conversation, à la faveur d'une maladie, d'un voyage ou d'un dimanche. Cette correspondance à bâtons rompus, où Claude Gallimard va prendre peu à peu sa part, fut avant tout professionnelle. Mais c'est une bien curieuse profession, qui serait plutôt de l'ordre de la profession de foi. Paulhan estimait en effet que sa "vie véritable" avait commencé le jour où Gaston Gallimard était venu, avec Jacques Rivière, lui proposer d'entrer à La NRF. Gallimard invoquera aussi l'ami disparu pour sceller leur alliance : "Depuis la mort de Jacques Rivière, la NRF, la maison, c'est vous et moi."