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Dans leur correspondance qui s’étend sur plus de cinquante ans, Pierre Boulez (1925-2016) et Henri Pousseur (1929-2009) sont constamment en prise avec l’histoire : comment s’y inscrire, comment s’y rapporter. Leur échange reflète ainsi la mutation profonde qui s’est opérée au XXe siècle sur le rapport à la tradition, sur l’idée de progrès et de modernité radicale, vers une conscience plus multiple et universelle, qui réinterroge différemment la relation au passé.Au centre de leurs discussions initiales se trouve le projet d’une musique sérielle intégrale ; il s’agit alors de fonder un langage cohérent visant une adéquation forte entre matériau et forme, de découvrir les nouvelles possibilités musicales qu’offrent les moyens électroniques, et d’agencer ce nouveau matériau dans le temps au sein de formes fixes ou mobiles. Mais les autres facettes de la vie du jeune compositeur d’après-guerre sont aussi manifestes : faire connaître cette musique à un public plus vaste, explorer de nouvelles possibilités d’interprétation, imaginer un enseignement de la musique dans lequel la musique contemporaine trouverait sa place. Les prises de position sont franches et révèlent autant des personnalités différentes que la riche ramification de leurs pensées et actions musicales. Si Boulez et Pousseur ont sympathisé dès 1951 autour de l’héritage wébernien, leurs divergences s’accuseront en 1971 à propos de Stravinsky. Alors que Boulez avait cherché dans le Sacre du printemps une inspiration rythmique, Pousseur, après 1968, célèbre la variété harmonique de Agon. Les retrouvailles progressives, à partir de 1985, se feront notamment autour du souvenir des combats communs, de Darmstadt et du Domaine musical. Cette correspondance est complétée par plus de dix textes (dont plusieurs inédits) et un entretien entre les deux compositeurs. Ces sources supplémentaires non seulement éclairent l’échange épistolaire mais enrichissent la documentation de première main sur la musique depuis 1950. Cette correspondance inédite est transcrite, annotée et présentée par Pascal Decroupet,