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Bien décidé à délivrer son Corneille de l’image conformiste dans laquelle des générations de professeurs ont confiné « notre Shakespeare », Robert Brasillach est parti à la recherche de « celui de nos poètes dont il est le plus difficile de deviner l’esprit et le cœur ». Les éléments biographiques dont on dispose sont assez minces, mais Brasillach y supplée, porté par une érudition heureuse, par l’instinct et par la sensibilité. En plein Baroque européen, à l’ombre des Élisabéthains anglais, à la charnière de la Renaissance et du Classicisme français, au temps du Siècle d’or espagnol et dans le courant de la Contre-Réforme catholique, Brasillach va trouver chez Corneille l’élan spontané, l’inflexion tendre, le passage à le voile pudique se déchire. Le bonhomme Corneille nous apparaît alors, respectueux de l’ordre monarchique, cherchant l’amitié de Dieu, mais fasciné par le défi à l’ordre établi, par la quête de l’amour, qui furent de si grandes tentations. Si Corneille tend « son miroir à l’univers », conclut Brasillach, il crée aussi le sien, « univers glacé de poète savant, parfois accessible à lui seul ». Le supposé classique s’étant ainsi laissé « saisir par cette autre forme de réalité qu’on appelle la réalité romanesque », Brasillach a pu dégager ce qu’il y eut « de hardi, de jeune, de révolutionnaire et parfois d’anarchiste dans le génie de Pierre Corneille ». Dès lors, à ses côtés, le lecteur peut reconnaître Brasillach lui-même. Une ardente connivence vient abolir la séparation des siècles : goût du vieux Paris et de la vie des gens, amour du théâtre et de sa magie, nostalgie de la jeunesse enfuie, culte de l’amitié fraternelle, plaisir à saisir l’instant fugace. Un poète en explique un autre. La présente édition est significativement augmentée : préface érudite du professeur Alain Lanavère ; index glosé de 450 entrées ; et foisonnante iconographie, rassemblée par David Gattegno. Préface d’Alain Lanavère. Note bibliographique. Notice iconographique par David Gattegno.