Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Comment vivre cette épreuve de la pandémie, et en particulier les périodes de confinement sans sombrer dans la déprime et le désarroi ? Chacun a trouvé ses astuces, ses motivations et ses ancrages, plusieurs ont écrit leur journal. C'est ce que j'ai fait moi-même. Les lettres qui suivent ont été écrites du 20 mars 2020 au 10 mai 2020, du quatrième jour du premier confinement jusqu'à sa fin. En tout, cinquante et une lettres. Chaque jour, j'ai rédigé une lettre à Noé et à Jonas, deux confinés célèbres. À qui d'autre aurais-je pu écrire ? J'avais besoin de m'adresser à quelqu'un d'extérieur, de libre, et pourtant capable de comprendre la situation ou de donner des conseils, quelqu'un qui avait vécu notre vie et en était sorti vivant. Peut-être pour me convaincre qu'on allait s'en tirer, qu'on allait traverser cette période bizarre sans trop de dégâts. Je me suis tournée vers la Bible parce que c'est avec elle que je travaille, pense, doute, avance, rêve. J'y ai trouvé une sorte de famille imaginaire, des ancêtres farfelus et courageux, des gens comme vous et moi qui tentent de faire quelque chose de leur vie, d'exister, même amochés, même en vain. Je perçois bien que ce qu'ils vivent nous concerne. Noé et Jonas ne m'ont jamais répondu mais leur présence m'a rassurée. Elle m'a laissé croire que mon histoire - en fait la nôtre -, n'était pas juste un instant anodin, qui serait bientôt effacé par un autre. Que ce que nous vivions pendant le confinement était historique, incroyable, une aventure extraordinaire dont on se souviendrait. Que c'était un peu comme une épreuve initiatique, un passage obligé pour accéder à une réalité autre, à une compréhension de soi renouvelée. Il fallait la raconter du dedans, la documenter, lui donner de l'envergure. Et cela a été une expérience incroyable de vivre en temps réel son histoire comme faisant partie de la grande Histoire.