L'entrée dans la vie professionnelle et les années qui suivent
soumettent les jeunes adultes à de nombreux défis. Pris dans des
mouvances les entraînant parfois dans des impasses, seuls face aux
obligations socioprofessionnelles, ils se doivent de transformer
tous les aléas du travail en une expérience personnelle. Mais rendre
le premier cours de la vie formateur n'est pas automatique. Cette
opération vitale demande réflexion.
En s'appuyant sur l'Anthropo-logique d'André Jacob et le
courant des histoires de vie comme art formateur de l'existence,
l'auteur recherche les conditions d'autonomisation d'expériences
de travail souvent assujettissantes. En les exprimant et les
réfléchissant pour en travailler les sens, le Sujet peut transformer
ses assujettissements en des mouvements d'autonomisation et de
personnalisation. Encore faut-il trouver des espaces et des
interlocuteurs pour le faire, ainsi qu'en prendre le temps.
Cette recherche de co-construction de sens confirme le
potentiel de formation expérientielle que recèle la vie
professionnelle, affective et personnelle. Si la formation
professionnelle est une nécessité, il est tout aussi essentiel
d'arracher des espaces et des temps d'autoformation personnelle
pour «gagner sa vie sans la perdre».
We publiceren alleen reviews die voldoen aan de voorwaarden voor reviews. Bekijk onze voorwaarden voor reviews.