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Le collège sera-t-il un jour un lieu de mémoire ? Au même titre que le Panthéon, le Tour de France ou Alésia ? Alésia, surtout. Il se contente pour l'instant d'être un lieu de déboires. Là réside sa beauté tragique, là commence sa force comique. Le collège doit dans un même élan résoudre la cruelle question du toner de la photocopieuse et celle de l'immortalité des dieux grecs. Il doit convaincre les élèves de la grâce d'une pensée libre tout en leur faisant bien comprendre que ce n'est pas un môme de 12 ans qui va réfuter le théorème de Pythagore. Il doit officiellement laisser s'épanouir le petit d'homme (qui sait si ce n'est pas un Mozart contrarié ?) tout en lui enjoignant officieusement de la fermer (il faut quand même, de temps en temps, faire cours). Cet univers aussi bas que sublime, aussi prosaïque que complexe, est à la fois familier et méconnu. Collèges de France invite à une promenade pittoresque en ses murs, à la découverte de ses indestructibles monuments (les estrades, la machine à café), de ses vaillants autochtones (les professeurs, les élèves, les CPE), de ses traditions séculaires (les heures de colle, la cantine), de son charmant folklore (les sigles, le jargon), de ses mythes ancestraux (l'autorité, l'élitisme), de ses zones d'ombre, de ses guerres impitoyables avec leurs martyrs, leurs héros, leurs félons.
Mara Goyet, 29 ans, enseigne l'histoire-géographie depuis cinq ans dans un collège de la banlieue parisienne.