De la Renaissance à la fin du siècle des Lumières, l’Antiquité fascine autant qu’elle inspire. La péninsule italienne est ainsi sillonnée par les artistes et les érudits qui y admirent ses remarquables ruines romaines. Si le phénomène italien a fait l’objet de nombreuses recherches, l’attrait exercé par les vestiges des anciennes provinces de l’empire demeurait en revanche méconnu. Fruit d’une thèse de doctorat (UNamur/UCLouvain) couronnée par le Prix Robert Beaujean de la Fondation Roi Baudouin, cet ouvrage sort de l’ombre la réception des monuments antiques des Pays-Bas méridionaux et de la principauté de Liège, un espace qui englobe la Belgique, le Luxembourg et le nord de la France actuels.
À partir d’un corpus de sources diversifié, ce livre permet de découvrir comment y étaient perçus voies romaines, tumuli, murailles et autres vestiges antiques durant l’époque moderne. Les « monuments » anciens marquaient alors naturellement le paysage de leur empreinte et alimentaient l’imaginaire des populations. Ils suscitaient aussi l’intérêt d’érudits et d’antiquaires, qui mirent au point une méthode empirique dévoilant peu à peu le passé romain de la région. En tant que symboles identitaires, ces vestiges ont également nourri les enquêtes et les polémiques sur le passé des communautés, à une époque où ancienneté et prestige étaient étroitement liés. L’étude de leur réception relève tout à la fois de l’histoire intellectuelle, de l’histoire culturelle et de l’histoire patrimoniale.
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