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Loin des projecteurs de la capitale, loin des foyers révolutionnaires les plus actifs, massivement paysannes, les Bretonnes mobilisées dans la Révolution française laissent peu de traces dans les archives. Citoyenne, rebelle, ni l’une ni l’autre ou les deux à la fois, elles interviennent pourtant sur tous les fronts. Qui sont les rebelles ? Question d’échelle et de regard, aux yeux des révolutionnaires, ce sont les « fanatiques » vent debout contre les réformes religieuses et les « chouannes » en rupture de ban avec la République. Parce qu’elles contestent le nouvel ordre, ce sont elles les plus visibles. Elles le sont d’autant plus qu’elles correspondent aux stéréotypes renvoyant les femmes du côté de l’aveuglement ou de l’obscurantisme, justifiant qu’elles soient tenues à l’écart des affaires politiques. Mais, dans une région comme la Bretagne, les insoumises peuvent être les citoyennes qui osent les mots et les gestes de la Révolution. Révolutionnaires, le sont-elles alors comme les hommes de leurs milieux ? À l’image d’autres Françaises, cherchent-elles aussi à s’extraire de leur position subordonnée ? Que dire encore de toutes les autres, qui traversent les événements à pas discrets ou en dehors des sentiers politiques les plus balisés ? Chacune expérimente un temps de crise où s’invente la citoyenneté, tandis que les horizons de la fidélité et les rapports à l’autorité se recomposent, au sein de la famille, de la paroisse, de la vie politique et de la société. Leurs mobilisations ouvrent ainsi une pluralité d’entrées dans le phénomène révolutionnaire, que les protagonistes déclinent à travers leurs options, leurs attitudes et leurs pratiques. Tout à la fois décloisonnée et arrimée au terrain breton, cette histoire explore, par le bas et par le genre, ce que signifie « faire la Révolution ou la Contre- Révolution » en dehors des arènes les plus visibles. À travers les expériences des Bretonnes se dessine un récit de la Révolution française tissé de marges et de possibles, qui bousculent à leur manière les lignes du politique.