« Sois sage, ô ma douleur... », murmure le poète. La vie souvent s'impatiente, se dissipe comme un écolier distrait. On apprend, avec l'âge, à la calmer, sans pour autant faire disparaître l'étrange douleur de vivre.
Cette douleur parfois confondue avec la brume du matin, qui s'agrippe aux haies et s'écharne peu à peu... Ou avec une odeur de fumée âcre, lorsque la nuit vient, arrêtée sous un porche. Au moment où l'angoisse du coucher va surgir pour l'enfant.
L'herbe gagne sur les tombes
Le frais jasmin sur la nuit
Sur toute chair le silence
Et sa caresse infinie
Ô laissez-moi revenir
Un soir près des rangs de vigne
Respirer ce chèvrefeuille
Qui conduit vers l'invisible
Gérard Bocholier
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