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John Boswell, en replaçant l'homosexualité dans l'évolution historique de la chrétienté, depuis les Pères de l'Église jusqu'au XIVᵉ siècle, utilise le phénomène comme un révélateur des valeurs sociales, des normes juridiques et des systèmes de pensées. L'idée de base, c'est de montrer que l'homosexualité a non seulement été largement pratiquée au Moyen Âge, mais qu'elle y a connu, avec la renaissance carolingienne, l'essor urbain, et la grande culture ecclésiastique des XIᵉ et XIIᵉ siècles, une manière d'explosion qu'elle ne retrouvera que de nos jours. Le monarchisme en particulier est le lieu d'une véritable gay subculture dont la description fait une partie du sel et de l'originalité de ce livre savant : poèmes d'amour masculin de grands ecclésiatiques, modèle triomphant de Ganymède enlevé par l'aigle pour satisfaire les désirs de Zeus, bordels de garçons dans des villes comme Chartres, Sens, Orléans, Paris... Ce n'est qu'au XIIIᵉ siècle que l'intolérance l'emporte à nouveau, dans le contexte d'une répression de toutes les formes de déviance, qui frappe aussi les juifs, les hérétiques, voire les femmes et les pauvres. Le judéo-christianisme, tenu généralement pour responsable de notre morale sexuelle, ne porte donc pas en lui nécessairement condamnation des relations amoureuses entre hommes. Une pièce importante, dans la vaste révision en cours de notre histoire de la sexualité.